samedi, décembre 10, 2005

visss'ioulougia

On se le dit et on se le répète.. en occasion et sans occasion.. nous.. les tounisiens sommes des veyiessa.. je trouves pas le terme en français.. mais c'est un peu le fait d'essayer de paraître toujours en bonne apparence.. montrer ce que nous ne sommes pas en réalités.. et surtout.. se vanter des mérites qu'on a pas..
Je me rappel une fois qu'un ami m'a dit que, suite à une étude menée par une des ministères, il s'est révélé que les jeunes tunisiens manquent fortement d'esprit d'appartenance patriotique.. et manquent en générale de valeurs.. sans parler des bonnes moeurs..
En fait, rien que de regarder au tour de nous.. c'est flagrant.. aucun attachement moral.. pas de valeurs à défendre.. pas de leadership à suivre et surtout aucune cause.. la plus part des jeunes tunisiens ne défendent aucune cause à adopter.. (sauf peut être celle de leurs p***s :P ) ..
Ya 7assra de temps des manifestations de solidarité avec les peuples frères.. que les palestiniensse fassent massacrés par les israéliens.. que les irakiens se fassent occupés par les américains.. on s'en fou pas mal..
pas de cause.. pas de politique.. pas de religion.. et la liste des absents est longue..

comment peut on espérer, dans une telle société.. en une valorisation de soi autre que par sa propre et miniscule personne?.. comment se valoriser autre que de vanter ses mérites et ses qualités?..
la seule valeur qui compte est celle de la personne.. de l'individu.. on ne trouve sa raison d'être que dans le cercle très restreint de son existible.. son être.. son porte monnaie.. son physique.. son statut social..

un seul modèle est disponible.. mais pas tout à fait accessible..
c'est le modèle de la "réussite sociale".. un stéréotype social en mode.. branché.. jolie voiture.. jolie cravate.. joli bureau.. jolie demoiselle/femme.. et jolie sourire..
c'est le seul modèle offert par notre société actuellement.. à la poubelle tous les autres.. les révolutionnistes.. le marginalistes.. le nationalistes (...) .. laissez place aux arrivistes.. opportunistes.. individualistes..
Et que faire si on n'a ni compte bancaire.. ni physique agréable.. ni talent spécial.. bah.. y a pas mille solution.. il faut se l'inventer.. faut se le vanter.. c'est de là que commence les mensonges.. les visssses..
C'est pas de notre fautes à nous.. tounisiens.. c'est la faute de la société qui a mis un seul modèle social pour tout le monde..
un modèle qui est souvent en rupture de stock..

6 Comments:

Blogger Slaim said...

Graduation Speech


Dear Audience,

I wake up every morning, stretch my body up and open my eyes knowing that every time the sun rises for a new day it will bring for us ( Tunisians and Arabs ) nothing but more compromises, more backwardness and a lot of disappointment unless further notice.
Do I have to step back and resort to the last barrier which is the heart- the weakest belief? (the choice of hand or power is not possible or at least on the table for the moment and hitherto that[ the choice] of the word has been almost of a fiasco amongst a crowd that claims itself to be among the Elite).You know what, Gone are the days when students used to be trend- makers or locomotives like I love to say, used to have a political affiliation at an early age, used to publish and most important of all used to represent a weighty lobby the government seriously takes into account in the political equation. [Just like Indonesia today]. I mean come on! Let’s compare ourselves to those Tunisian students at the turn of the last century (Bourguiba and co., they were much more aware and committed than we are now with all of our computers and stuff, they believed in a thing or two, they even conducted organized meetings and a mature movement, a thing we have never managed to make, just tell me when all of the 45+ of us sat quiet listening to a speaker?, we are just not ready yet for these simple things).But I just have not to despair and fall into that unfathomable abyss of indifference like most have already done (that simple citizen or that man of the street, that woman, that minister and that student). I know we are geniuses when it comes to putting sticks in each other's wheels but that the way it goes I know that [exactly like the lyrics of Marcel khalifa's song "inni i5tartoka ya watani"]

ji2tou fi zamani il jazri
ji2tou fi zamani atta3abi
RACHCHACHA 3ONFIN WA3'ADHAB

I will continue to write, I'll carry on by myself "with or without you" and like Shania Twain

I'm gonna hold on
--'cause what I believe in is so strong
No matter how long,
no one Can tell me I'm wrong
--I ain't goin' down

I just know one thing, that I'm the son of a good land , that I have the potential and that I was born to be a warrior and to fight for the good of my country and that I'm not ready to receive lessons in patriotism from people that have no cause, no dignity nor an affiliation.My weapon? the word - at least for the moment- (I believe in a press without state but not in the other way around, i.e a state without a press), I have a dream of running a decent, widespread-read and FREE weekly across the country, of having friends and colleagues I can lean on when I'm needy. I dream of a better land and PEOPLE.For that I would love that nickname... "The Political Engineer".

The Bottom Line: "Although the sun will shine the same, I'll always look to a brighter day. You can count on me for the Engine will never be off.
Thank you

décembre 10, 2005 8:52 PM

 
Anonymous Anonyme said...

En tant que "semi-intellectuel", j'ai le droit de souffrir. Quoique je ne suis pas un adepte des grands slogans tels que rejoindre les nations developpees, batir la republique de demain ou annuler le gap numerique, je veux qu'au bout de ma carriere voir les fruits de ma sueur s'epanouir pour le bien de la communaute et du pays mais sincerement avec tout ce que je vois [ j'essaie de ne pas utiliser le pronom "on" car je trouve que c'est un pronom imbecile qui qualifie celui qui l'emploie, du moins pour la Tunisie et je vais vous dire pourquoi apres ] je m'efforce ou plutot suis contraint a garder souvent les pieds sur terre et de recommencer ou nos parents ont commence sans, helas, beneficier de la valeur ajoutee et du cumul inevitable apporte par le facteur temps.
je souffre quand je vois ou entend des fossiles travailler autour de moi et de mes amis, je souffre quand je sens une froideur de la part des responsables face aux defis et problemes que la Tunisie court et courra, je souffre quand j'estime la viscosite de notre systeme administratif, la lourdeur de notre mentalite a changer et s'ameliorer, je souffre a mourir des quasi-citoyens qui fuient le livre pour le couffin, le dialogue politique pour le sport, l'humain pour l'animal, qui sont des morts avant la mort.
Je suis un jeune tunisien, j'ai les yeux ouverts et je suis un peu ce qui se passe de par le monde, je ne peux pas nier mon envie pour les jeunes ailleurs qui progressent et sont une part effective dans le processus de decision, dont l'opinion est un terme pesant dans le developpement contrairement au notre qui demeure un facteur a negliger au carre et en puissance dans un developpement ... limite, je veux jouir d'un code de travail qui me protege vraiment, j'ai envie de crier dans des demonstrations qui se respectent, de lire des journaux qui me respectent, j'ai hate d'exercer un pluralisme existant et non de facade, de savourer le delice d'une transparence que je n'ai trouvee jusqu'a maintenant que dans les habits des filles dans les rues, je veux donner de moi et me battre a pied egal depuis ma terre depuis ici face au japonais, au americain et au sud-africain bref j'ai besoin d'une Tunisie qui exprime son engagement pour moi et prouve qu'elle m'aime et malgre ca je ne l'attendrai pas je donnerai tout ce que j'ai pour qu'elle soit une meilleure place pour mes enfants et les enfants de mon copain, de mon voisin, de ma soeur et ceux d'un certain citoyen anonyme [n'est-ce pas le developpement soutenable dont ils nous parlent jour et nuit ].
Je veux pas organiser ou participer a des symposiums et sortir apres heureux comme Napoleon en essayant de me convaincre que j'ai fait mon devoir. Il ne faut surtout pas perdre de vue que nous sommes des ingenieurs, des "driving force" pour l'economie nationale et des etres qui peuvent par le biais du travail quotidien affuter la competitivite et a changer les idees ... vers le mieux j'espere.
Je souffre quand je sais qu'il y a des delices non defendus ailleurs et dont nous disposons pas ici ou qu'il faut payer plus que le prix pour pouvoir y gouter [ comme ... ]. Vous n'imaginez pas combien je suis a l'aise quand je cause avec mes anciens ou tout etre qui a sillone le couloir de l'ecole pendant trois ans je sens vraiment que nous partageons une volonte pour les reformes car ca y est : nous sommes conscients et convaincus que le mal est la haut et que le poisson pourrit d'abord par la tete. Et si l'experience nous manque pour le moment, nous ne manquons guere d'enthousiasme, de talent et de realisme.

décembre 10, 2005 8:55 PM

 
Blogger anonquelquepart said...

la traduction de "veyess" c'est "frimeur". "el vice" c "la frime".

décembre 11, 2005 7:48 AM

 
Anonymous adib said...

beaucoup de sensibilité!

décembre 11, 2005 9:30 PM

 
Anonymous Anonyme said...

assez de parlotes! tu ne crois vraiment pas que c'est trop facile de rejeter la responsabilité sur un modèle social qui n'existe pas en tout cas pas pour nous. tjs la meme rengaine c'est pas la faute aux tunisiens.
juste un rappel le lodèle social se référe à une société, une société c'est un ensemble d'individus, en ci qui concerne notre pays c'est donc toi, moi et tous les autres...

décembre 14, 2005 1:46 PM

 
Blogger jrayda said...

slaim + anonymous 1 >> longs mé intéressant.. je lis plus tard..
k-pas >> frimeur oui..
adibs >> heureux de te revoir.. un peu plus de sensibilité
anonymous 2 >> tout ou chacun est veyiesse/frimeur à son niveau..
je suis d'acc.. le model social c'est MOI ;) toi et tout le reste..

décembre 27, 2005 7:13 PM

 

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